Un lampadaire public voilé par un tenancier d'une chambre de passe à Ouagadougou.
Un tenancier d’une auberge à Ouagadougou, a empêché un éclairage public d’éclairer. Des agents de la Police Municipale de Ouagadougou ont fait le constat dans la nuit du 28 au 29 octobre 2025.
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
Le Fait est digne d’un film hollywoodien. Le gérant d’une chambre de passe illégale, a enveloppé d’un pagne, le lampadaire situé devant son auberge afin d’assurer une maximum discrétion à sa clientèle.
En effet, les habitués de ces lieux appelés affectueusement « chambre à l’heure ; nid d’amour ; motel de passage ; espace d’intimité ; petit hôtel ou coin discret », n’aiment pas la lumière. Tout se veut discret.« Ni vu, ni connu.»
C’est pourquoi, l’éclairage public qui se pose comme un frein à la clientèle, a été voilé pour permettre aux clients de se délester aisément.
Alertés sur cet acte d’incivisme, les services de sécurité de la mairie, se sont déportés dans les lieux dans la nuit du 28 au 29 octobre 2025.
Séance tenante, des instructions ont été données d’ôter le pagne pour que la lumière éclaire. Le gérant et le concierge ont été par suite, conduits dans les locaux de la Police municipale.
Au cours des interrogations, l’équipe a constaté que l’auberge ne répond pas aux normes et aux conditions légales d’exploitation, indique la mairie dans une publication.
L’auberge en question, ne dispose pas d’un agrément d’exploitation et certains documents ne sont pas à jours. Il manque également, le registre d’enregistrement des clients.
C’est ainsi que le 29 octobre 2025, les services de la Police Municipale de Ouagadougou, ont procédé à sa fermeture. Et les contrevenants ont été conduits sur le site de Faso Mêbo pour des travaux d’intérêts communs.
La Police Municipale rappelle aux citoyens que l’éclairage public répond à un besoin de sécurité publique, la notion de voir et d’être vu. Il dissuade le délinquant et rassure le citoyen.

