Le Haut Commandement militaire de Guinée-Bissau a interdit toute conférence de presse et toute déclaration publique non autorisée.
Le Haut Commandement militaire de Guinée-Bissau a interdit toute conférence de presse et toute déclaration publique non autorisée. L’annonce a été faite le vendredi 9 janvier 2026 par un communiqué officiel.
Par Nounpèthé Kambou
Les autorités de la transition justifient cette mesure par la nécessité de préserver l’ordre public, la paix et la cohésion sociale.
Elles affirment agir dans un contexte politique sensible, marqué par de fortes tensions.
Selon le communiqué, « certains individus et groupes, notamment des acteurs politiques », organiseraient des réunions clandestines.
Ces rencontres viseraient selon les militaires, à encourager la violence et la désobéissance à la charte de transition. Ce texte a été adopté début décembre pour encadrer juridiquement la période transitoire.
La décision intervient six semaines après l’installation du nouveau pouvoir. Elle s’inscrit dans un climat politique fragile.
Le pays traverse une phase d’incertitude depuis la destitution du Président Umaro Sissoco Embalo et la suspension du processus électoral.
Les autorités évoquent des risques de déstabilisation liés à des réseaux criminels et à des divisions internes.
Des observateurs estiment toutefois, que la transition cherche à redéfinir le cadre politique après des élections contestées.

