Le Président ghanéen John Dramani Mahama.
Le Président ghanéen John Dramani Mahama, a annoncé un programme d’investissement de 10 milliards de dollars (près de 6000 milliards FCFA) sur cinq ans, pour accélérer l’industrialisation du pays et soutenir la création d’emplois. Prévue dans le cadre de la New Economy Policy, cette initiative couvrira neuf secteurs économiques. Les grandes orientations du programme devraient être précisées dans le budget 2027, selon Sika Finance.
Par Elie Fagnaan
Le gouvernement entend consacrer 2 milliards de dollars par an à cette stratégie. L’agriculture, le textile, l’habillement, l’industrie pharmaceutique et le tourisme figurent parmi les secteurs prioritaires.
L’objectif est de renforcer la production locale, d’accompagner le développement des entreprises et de favoriser les recrutements.
John Dramani Mahama affirme que le financement du programme reposera sur les ressources propres du pays, sans nouvel emprunt.
Cette orientation s’appuie notamment sur la baisse des rendements des bons du Trésor, passés d’environ 29 % à 7 %, selon le Président.
La diminution des emprunts publics devrait encourager les banques à accorder davantage de crédits, aux entreprises privées, à des taux évoqués autour de 13 %.
Le chef de l’État a également mis en avant, les perspectives économiques du Ghana. Le Fonds monétaire international (FMI), prévoit une croissance de 5,7 % pour le pays, contre environ 4 % en moyenne pour l’Afrique subsaharienne.
Le programme d’infrastructures Big Push aurait déjà contribué à créer des centaines de milliers d’emplois dans le secteur de la construction.
L’industrie manufacturière occupe une place importante dans cette politique. Le Président a cité une usine textile située dans le nord du pays, qui emploie 2 300 personnes, dont environ 80 % de femmes.
Aussi, le Ghana prévoit-il de développer un pôle de production de vaccins et de médicaments afin de réduire sa dépendance aux importations.
Les autorités ont déjà sécurisé un terrain et mis en place les infrastructures nécessaires. Des entreprises étrangères auraient manifesté leur intérêt pour ce projet, selon Sika Finance.

