La Mascotte nationale arrêté au milieu d'une rue à Ouagadougou.
Alors que le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) n’est qu’à sa deuxième journée le dimanche 23 février 2025, des mascottes font déjà des recettes.
Le Fespaco bat son plein en cette deuxième journée du festival. Au siège général, l’ambiance est forte. Des milliers de festivaliers envahissent la cour. Des bousculades.
Au stand AES de l’Association Unité pour l’Avenir (UPA), un long rang de visiteurs nous accueille. Ici, femmes, enfants, jeunes, vieux se bousculent pour prendre une photo avec la mascotte du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso soigneusement dressée.
Les flashs sont interminables. Cette mascotte ne fait pas des recettes propres, mais l’affaire du photographe. L’appareil photo accroché au cou, une lampe éclairée, il est très bousculé entre placer le client près de la mascotte et la prise de photo.
Il manque le moindre temps pour s’exprimer au micro. « Je n’ai pas le temps pour l’instant », nous adresse-t-il avec un air méprisant. A côté, un jeune qui a suivi sa prestation depuis le matin nous confie discrètement. « Il gagne. Il fait des recettes », dit-il.

Juste en face de ce studio à ciel ouvert, il y a le mat collectif des drapeaux des pays participants. Là, le duo des mascottes Ousmane Zorome et Oumarou Kafando dit Moto-Moto, sont dressés comme des statuettes, sous le regard appréciatif des clients. Ils sont arrivés sur les lieux aux environs de 18h et partage une même calebasse.
Le premier est dans le métier depuis 2020. La recette par jour peut atteindre 20 000 FCFA chez lui. Mais, « Le marché est morose », dit-il. Il suspend à 20h.

Le second quant à lui, fait ce job depuis quinze ans. « A l’heure actuelle, le travail n’est plus rentable pour moi car nous dépensons trop dans nos économies pour l’achat de la peinture », laisse-t-il entendre avant de préciser que « les recettes varient entre 10000F a 15000F par jour en fonction de la cérémonie, du jour et de l’affluence ».
Plus loin au milieu d’une rue, la Mascotte nationale. Il est arrêté sous le regard des visiteurs qui le contournent. Il tient une calebasse remplie de pièces de monnaies. Il empoche directement les billets de banque qui tombent dans sa calebasse. Sur son corps, on lit « Paix au Faso » « Force aux FDS –VDP », qui sont des messages qu’il véhicule.
Il a une page sur Facebook et Tik Tok. Il est mascotte depuis la Can Côte d’Ivoire. C’est depuis 12h qu’il tourne au Fespaco. « Vu le rendement que j’ai, je ne peux pas dire que ça ne marche pas », dit-il souriant avant de révéler que « Par jour, on peut gagner au moins 15000F CFA ».
Il faut respecter la mascotte souhaitent tous ces jeunes passionnés de leur métier car « on le fait par amour pour la patrie » dit Zorome. Il n’y a pas de sot métier. Seule la passion nous élève.

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) se déroule du 22 février au 1er mars 2025 sous le thème: “Cinémas d’Afrique et identités culturelles”.

