Le ministre de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a procédé, le lundi 4 mai 2026 à Ouagadougou, au lancement officiel des opérations d’aménagement des centres urbains du Burkina Faso.
Par Aminata Sankara
Le gouvernement du Burkina Faso veut changer la donne en mettant en avant l’aménagement paysager qui s’impose comme une stratégie multidimensionnelle intégrant les dimensions environnementale, sociale, économique et institutionnelle.
Ainsi, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des ressources animales et halieutiques, met en place pour cette année 2026, un vaste programme d’aménagement d’espaces urbains fondé sur l’écocitoyenneté et la valorisation durable de l’image des villes burkinabè.
Ce programme vise de manière globale, à transformer le paysage urbain du Burkina Faso en un écosystème favorable à une amélioration durable de la qualité de vie des populations, selon le ministre.
Il y aura 80 espaces verts dont 30 à Ouagadougou, 15 à Bobo-Dioulasso, 10 à Koudougou, et 5 dans chacune des villes de Banfora, Gaoua, Tenkodogo, Ouahigouya et Dédougou.
En ce qui concerne les aménagements paysagers des ronds-points, précise le commandant Ismaël Sombié, 60 ronds-points seront aménagés, dont 30 à Ouagadougou, 6 à Bobo-Dioulasso, 4 à Koudougou, 3 à Banfora, 3 à Gaoua, 2 à Tenkodogo, 2 à Manga, 3 à Ouahigouya, 2 à Ziniaré, 2 à Kaya et 3 à Dédougou.
Quant aux plantations d’alignement et de l’aménagement d’avenues, le ministre en charge de l’agriculture indique qu’il est prévu la réalisation de 65 kilomètres de plantations d’alignement dont la répartition fait 30 kilomètres à Ouagadougou et 35 kilomètres répartis dans les autres villes.
Il s’agit notamment de 10 km à Bobo-Dioulasso, 5 km à Koudougou, 5 km à Banfora, 5 km à Gaoua, 5 km à Tenkodogo et 5 km à Dédougou.
En matière d’aménagement d’avenues, le programme prévoit également la réalisation de 10 kilomètres d’avenues, dont 5 km à Ouagadougou et 5 km à Bobo-Dioulasso.
Par ailleurs, un «aménagement additionnel du Parc urbain Bangr-Weogo est prévu afin de renforcer son rôle de poumon écologique de la capitale, d’améliorer les infrastructures d’accueil et de loisirs, de développer des circuits écotouristiques et de consolider la biodiversité.»
Dans la même dynamique, la forêt de Kua à Bobo-Dioulasso sera aménagée en parc urbain. Enfin, le ministère prévoit la création d’un jardin écologique urbain dans la ville de Ouagadougou.

