Ali Konaté, Président de l’Union nationale des dozos du Burkina Faso.
Un chasseur traditionnel a été sollicité pour abattre un éléphant qui semait désordre et panique au secteur 26 de la ville de Bobo-Dioulasso, le vendredi 22 août 2025. A Ouagadougou, c’est un buffle dodu qui a été abattu au secteur 50.
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
L’irruption d’un animal sauvage dans le milieu humain a des implications traditionnelles. C’est pourquoi, Ali Konaté, chasseur traditionnel a été sollicité pour abattre l’animal bien que les services des eaux et forêts en avaient la capacité, avance le service communication de la Confrérie de Dozo de Bobo-Dioulasso.
Le chasseur traditionnel a été sollicité pour mettre fin aux agissements du pachyderme qui devenait incontrôlable dans la ville de Sya.
Président de l’Union nationale des dozos du Burkina Faso, Ali Konaté n’est pas à sa première expérience.
C’est la 2e fois qu’il abat des animaux sauvages aux allures mystiques, dans les villes selon Gambila Bamogo, le chargé de communication de la Confrérie Dozo.
C’est lui en effet, qui avait bien avant ce pachyderme, pu tuer un hippopotame féroce qui résistait aux coups de fusils des riverains.
A Ouagadougou, dans la capitale du Burkina Faso, des chasseurs traditionnels ont été également demandés pour mettre hors d’état de nuire, un buffle étrange qui errait dans le quartier Balkuy, au secteur 50.
L’animal est apparu en pleine ville, créant curiosité et panique chez les populations. Gambila Bamogo, a rappelé que le Dozo a trois missions: protéger son village, pourvoir son village et soigner les habitants de son village.
Ces apparitions simultanées inhabituelles des deux animaux dans les deux grandes villes du Burkina, sont commentées par certains Burkinabé comme des phénomènes rares qui doivent être traditionnellement analysés.
Dans un communiqué, le ministère de l’environnement explique que ces phénomènes qui ne surviennent pas pour la première fois, s’expliquent par l’urbnanisation, le braconnage, la destruction des habitations naturelles des animaux ainsi que l’occupation des corridors des faunes par des actions anthropiques.

