A la suite d’une saisie effectuée par la douane d’une valeur estimée à 12 millions de francs CFA, la direction générale des services vétérinaires a détruit, le vendredi 27 février 2026, à Ouagadougou, 600 cartons contenant chacun 30 plaquettes, soit un total de 180 000 œufs impropres à la consommation.
Par Aminata Sankara
Les 180.000 œufs ont été détruits puis recyclés pour la fabrication d’engrais organiques parce que la douane a révélé l’absence totale de documents sanitaires autorisant l’importation de ces produits.
Plus grave, les contrôles qu’elle a effectués indiquent que «ces œufs proviennent d’une zone touchée par l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP)», en violation flagrante des arrêtés interdisant l’importation de produits aviaires issus de pays à risque.
Selon le directeur de la santé publique vétérinaire et de la législation, Dr Kadre Sanfo, les analyses de laboratoire ont révélé des risques sanitaires majeurs pour la population, notamment la présence de la bactérie « 𝐸. 𝑐𝑜𝑙𝑖 ».

C’est une batterie que le vétérinaire rend responsable d’infections digestives graves telles que les diarrhées, les douleurs abdominales et les vomissements. A cela, il a ajouté qu’au regard des tests, les œufs contenaient des résidus d’antibiotiques.
Autant d’éléments qui ont amené les autorités compétentes à retirer ces produits de la chaîne alimentaire à les utiliser pour en faire des engrais organiques suivant la nouvelle orientation donnée par le ministre d’État, Ismaël Sombié.
Le directeur général des services vétérinaires, le vétérinaire capitaine Aboubacar Nacro, a invité les populations à éviter la consommation de produits d’origine animale frauduleusement importés.

