Le ministre de la Santé, Jean Claude Robert Kargougou
Le gouvernement burkinabè a adopté le jeudi 24 septembre 2026 en Conseil des ministres, un projet de loi portant Code de la santé publique. Le texte doit être transmis à l’Assemblée législative du Peuple pour examen.
Par Elie Fagnaan
Le projet de loi constitue une relecture de la loi n°23/94/ADP du 19 mai 1994 portant Code de la santé publique.
Après plusieurs décennies d’application, plusieurs dispositions de cette législation sont devenues obsolètes et nécessitent une adaptation aux évolutions du secteur sanitaire.
La réforme vise à doter les acteurs de la santé, d’un cadre juridique actualisé. Elle doit contribuer à améliorer la régulation du secteur et l’accès de la population à des soins et services de santé de qualité.
Le nouveau texte prévoit plusieurs innovations. Il va renforcer l’offre de soins et de services de santé à tous les niveaux du système sanitaire.
Cette évolution prend en compte de nouveaux domaines, dont les soins palliatifs et de fin de vie, les médecines alternatives et l’assistance médicale à la procréation.
Le projet introduit également des dispositions relatives à l’auto-prise en charge et à la réalisation des examens de laboratoire, aussi bien dans les structures de soins qu’en dehors des laboratoires.
Sur le plan organisationnel, le texte prévoit la création d’un corps de réserve sanitaire. Ce dispositif devrait permettre de renforcer les capacités de réponse du système de santé face aux besoins spécifiques.
La réforme accorde aussi une place importante à la transformation numérique du secteur. Elle prévoit l’instauration d’un dossier médical personnel, de la santé numérique et de la télémédecine.
La mise en place d’une e-pharmacie et d’un identifiant de santé unique figure également parmi les principales innovations. La santé communautaire est, par ailleurs, intégrée au nouveau cadre législatif.

