Le Forum sur la souveraineté et l’intelligence collective du CADES-BF s’achève sur des engagements citoyens.
Le Cercle d’actions pour le développement économique et social (CADES-BF), a clôturé le vendredi 16 octobre 2026 à Ouagadougou, la première édition du Forum sur la souveraineté et l’intelligence collective. À l’issue de trois jours de réflexions, les participants ont pris des engagements en faveur de la souveraineté nationale, du développement endogène, de l’intégrité et de la participation citoyenne.
Par Jaabire Bancé
Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, représentant le ministre de l’Administration territoriale, a officiellement clos les travaux de la première édition du Forum sur la souveraineté et l’intelligence collective.
Organisée du 14 au 16 octobre par le CADES-BF, cette rencontre s’est tenue autour du thème « Révolution, engagement citoyen et refondation des institutions : 4 ans après, bilan, défis et perspectives ».
Au terme de trois jours de réflexions et de partage d’expériences, les participants ont adopté une motion d’engagement articulée autour de huit axes prioritaires.
Il s’agit notamment de la mémoire révolutionnaire, de la contribution de la diaspora au développement national, de la souveraineté à partir des communautés, de la lutte contre la corruption et de la promotion d’une gouvernance locale participative et inclusive.

Dans cette motion, les participants réaffirment leur volonté de « faire de l’engagement citoyen, un devoir quotidien, au service de l’intérêt général ».
Ils s’engagent également, à promouvoir les produits locaux, à soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes et à renforcer la participation des populations à la gestion de leurs localités.
La lutte contre la fraude, la corruption et l’impunité figurent parmi les priorités retenues. Les participants entendent « refuser et dénoncer toute pratique de fraude ou de corruption » et défendre le principe selon lequel, nul ne doit être au-dessus de la loi.
Dans son discours de clôture, le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a salué la pertinence des thématiques abordées et la qualité des échanges. Pour lui, « la souveraineté ne saurait être une simple proclamation ».
Elle constitue, selon ses propos, « une exigence de responsabilité, une volonté collective et un engagement quotidien en faveur de la liberté de décision, de la maîtrise de notre destin et de la construction d’un développement fondé sur nos réalités, nos ressources et nos aspirations ».

Abdoulaye Bassinga a également insisté sur la nécessité de transformer les réflexions en actions concrètes. « La qualité d’un forum ne se mesure pas uniquement à la richesse des communications, ni à la profondeur des débats. Elle se mesure surtout à la capacité des participants à transformer les idées en décisions, les recommandations en actions et les engagements en résultats tangibles », a-t-il déclaré.
Il a, par ailleurs, réaffirmé son soutien au CADES-BF, soulignant l’importance des organisations capables de produire des idées et de proposer des solutions adaptées aux réalités nationales.
Il a ainsi appelé à faire vivre les conclusions du forum afin qu’elles contribuent au renforcement de la cohésion sociale, de la confiance entre les citoyens et les institutions et de la responsabilité publique.
De son côté, le coordonnateur du CADES-BF, Djourmité Nestor Noufé, a remercié les autorités, les experts, les chercheurs, les participants et les partenaires pour leur contribution à la réussite de cette première édition.
Il a rappelé que « la souveraineté se construit par la pensée, se consolide par l’engagement et se réalise par l’action collective ».

Pour le coordonnateur, les recommandations issues des travaux doivent désormais être approfondies et traduites en initiatives concrètes au profit des communautés.
« Ce forum ne constitue pas un aboutissement. Il représente une étape dans un processus de réflexion, de proposition et de mobilisation que nous devons inscrire dans la durée », a-t-il souligné.
Le CADES-BF entend poursuivre ses activités de réflexion, de sensibilisation et de recherche afin de contribuer à l’émergence de solutions endogènes, à la promotion de l’engagement citoyen et au renforcement de la gouvernance participative.
En clôturant cette première édition, les organisateurs ont appelé à faire de l’intelligence collective, un levier de souveraineté nationale et de progrès économique et social.
L’enjeu est désormais de transformer les engagements pris à Ouagadougou, en actions durables au service des populations burkinabè.

