Les animateurs de la conférence de presse conjointe des ministères en charge de l’Éducation.
Le gouvernement burkinabè a adopté un nouveau dispositif qui encadre les frais de scolarité dans les établissements privés. Le décret n°2026-0761 et l’arrêté n°2026-101 du 10 juillet 2026, entreront en vigueur dès la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027. La reforme a été présentée lors d’une conférence de presse conjointe des ministères en charge de l’Éducation.
Par Elie Fagnaan
La réforme fixe des plafonds selon la catégorie des établissements. Au préscolaire, les frais varieront de 30 000 à 150 000 F CFA. Au primaire, ils seront compris entre 25 000 et 150 000 F CFA.
Les autorités expliquent que ces montants ont été déterminés à partir de critères objectifs que sont la zone d’implantation, le niveau d’investissement, la qualité de l’offre éducative et les spécificités des filières.
Les structures privées seront désormais classées en trois zones, qui prennent en compte Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ; les chefs-lieux de province et certaines communes périurbaines ; puis les zones rurales et non loties.
La réforme interdit la perception de frais non autorisés sans accord préalable du ministère de tutelle.
« Cette mesure vise à mettre fin aux multiples prélèvements imposés aux parents sans base réglementaire », a déclaré le secrétaire général du ministère de l’Enseignement de base, Ibrahima Sanon.
Le gouvernement affirme vouloir protéger le pouvoir d’achat des familles, prévenir les conflits entre parents et promoteurs et renforcer la transparence dans le secteur privé de l’éducation.

