Le gouvernement burkinabè adopte deux décrets pour renforcer la gouvernance commune.
Le gouvernement burkinabè a adopté le jeudi 4 juin 2026 à Ouagadougou, deux décrets qui visent à encadrer le classement des communes et les modalités de changement de leur statut. Les textes ont été approuvés au cours du Conseil des ministres présidé par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Par Elie Fagnaan
Le premier décret établit la liste des communes selon leur statut, conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales adopté en décembre 2025.
Ce classement repose sur deux critères principaux, à savoir, la capacité des communes à mobiliser leurs ressources propres et la taille de leur population.
Selon le gouvernement, l’évaluation s’appuie sur la moyenne des recettes budgétaires propres enregistrées dans les comptes administratifs des exercices 2023 et 2024.
À l’issue de cette classification, le Burkina Faso compte désormais 200 communes de moyen exercice, 149 communes de plein exercice et deux communes à statut particulier.
Les autorités estiment que ce répertoire permettra de mieux organiser l’administration territoriale et de disposer d’un cadre de référence conforme aux nouvelles dispositions légales.
Le second décret précise les conditions et procédures de changement de statut des communes. Il désigne la Commission nationale des finances locales (CONAFIL) comme l’organe chargé d’évaluer périodiquement les ressources budgétaires propres des collectivités.
Le texte retient également les comptes administratifs des trois derniers exercices comme base d’évaluation des performances financières des communes. Toute modification de statut devra être constatée par décret pris en Conseil des ministres.
Par ailleurs, le gouvernement prévoit une évaluation des ressources propres tous les trois ans durant les périodes de délégation spéciale générale.
Cette démarche pourra conduire à une reclassification des communes lorsque les conditions requises seront réunies.
Le décret ouvre également la possibilité aux collectivités concernées de contester les décisions de changement de statut devant les juridictions administratives compétentes.
L’exécutif burkinabè dans ces mesures, encouragent les collectivités territoriales à renforcer la mobilisation de leurs ressources endogènes et à améliorer leur autonomie financière.

