L’Association pour le développement de la diaspora africaine ( ADDI) et le Bureau national des grands projets du Burkina ont signé un mémorandum, le 21 avril 2026, dont le but est de réaliser des projets dans les domaines de la santé, des infrastructures, de l’économie et de la technologie.
Par Aminata Sankara
« Nous allons mettre un accent particulier sur les domaines de l’information et de la technologie. Nous allons nous y atteler pour la création de cette micro-finance, afin que les jeunes soient galvanisés à entreprendre », a déclaré Dr Arikana Chihombori-Quao, présidente de l’Association pour le développement de la diaspora africaine (ADDI).
Les Afro-descendants comptent ouvrir un centre de formation et envisagent de créer une micro-finance qui aura pour mission de soutenir les projets des jeunes.
Selon la présidente de l’Association, ils feront un don de 1 000 ordinateurs à la jeunesse burkinabè, un geste visant à renforcer leurs capacités dans l’entrepreneuriat.
« Un couple parmi nous fera un don de 1 000 ordinateurs. Il interviendra également dans ce centre de formation pour initier les jeunes burkinabè dans des métiers », a déclaré Dr Arikana.
Les Afro-descendants nourrissent également l’ambition de construire une cité de la diaspora baptisée « Wakanda ».
« Nous espérons que les membres de l’Association vont ouvrir des comptes en banque, faire des dépôts et se lancer dans le processus d’acquisition de maisons. La cité Wakanda, c’est vraiment notre rêve de la bâtir ici à Ouagadougou. C’est vraiment une passion », a affirmé la présidente de l’ADDI.
Au regard de l’apport du projet à l’économie et au développement du Burkina, le professeur Hamidou Sawadogo, directeur exécutif du Bureau des grands projets du Burkina, a traduit la satisfaction du gouvernement à l’endroit des membres de l’ADDI.
Pour lui, le gouvernement et l’Association croient en ce projet et il fait savoir que « si le projet est réalisé, je pense que ça va contribuer essentiellement à la construction de l’Afrique par les Africains, à la matérialisation concrète du bonheur, et nous allons contribuer pour les populations présentes mais surtout pour les générations à venir », a fait savoir Pr Sawadogo.
Selon le ministre des Affaires étrangères, Karamogo Jean-Marie Traoré qui a présidé la cérémonie estime que cet acte prouve que « l’Afrique est en marche, une marche stimulée par les Africains, portée par des Africains et pour les Africains ».
Les Afro-descendants comptent participer pleinement à la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) prévue du 25 avril au 2 mai 2026, à Bobo-Dioulasso.

