Le Président béninois, Romuald Wadagni.
Le gouvernement béninois envisage de réorganiser le recrutement dans la fonction publique afin de réduire les frais supportés par les candidats et d’attirer davantage de profils qualifiés. Le ministère chargé du Budget et de la Fonction publique a organisé le lundi 19 octobre 2026 à Abomey, un atelier stratégique consacré à la réforme du dispositif de recrutement dans l’administration.
Par Elie Fagnaan
Les travaux portent sur les moyens de rendre les concours plus accessibles aux jeunes diplômés et de mieux adapter les recrutements aux besoins de l’État.
Les autorités souhaitent anticiper les évolutions des métiers publics et renforcer les compétences nécessaires à la modernisation des services administratifs.
La réforme envisagée accorde une place importante aux nouveaux profils techniques. Le gouvernement entend attirer des spécialistes de la science des données, de l’intelligence artificielle, de la transition énergétique et de l’ingénierie de projet.
Ces domaines figurent parmi les compétences jugées utiles pour répondre aux transformations économiques, technologiques et environnementales du pays.
L’objectif consiste aussi à mieux planifier les besoins en ressources humaines. Le recrutement ne doit plus répondre uniquement aux départs à la retraite ou aux postes vacants, mais tenir compte des priorités de développement et des missions futures de l’administration.
Cette réorganisation vise à rapprocher les compétences des agents des exigences des services publics.
Elle implique également un meilleur encadrement des emplois créés et une attention accrue à l’adéquation entre les profils recrutés et les fonctions exercées.
L’atelier d’Abomey bénéficie de l’appui de la Banque mondiale et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Les conclusions des échanges doivent contribuer à définir les modalités d’une éventuelle réforme du recrutement public.
À travers cette initiative, les autorités béninoises cherchent à alléger les contraintes financières liées aux concours tout en renforçant la capacité de l’administration à attirer et à retenir des professionnels qualifiés.
Les propositions issues de l’atelier serviront à alimenter la réflexion sur un système de recrutement mieux adapté aux besoins actuels et futurs de l’État.

