Le Belge Gilles Carlier admiratif des autorités des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
À Bruxelles, dans le quartier africain de Matongé, un citoyen belge affiche sans détour, son admiration pour les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES). Gilles Carlier soutient ouvertement les trois Présidents à savoir, le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, le Général Abdourahamane Tiani du Niger et le Général Assimi Goïta du Mali. Il estime que leur combat pour la souveraineté mérite respect et attention.
Rencontré dans un institut de beauté tenu par une Burkinabè, Gilles Carlier ne cache pas ses convictions. « Au moins, ils ont des chefs d’État qui font quelque chose pour leur pays », affirme-t-il.
Les autorités de l’AES rompent avec des pratiques longtemps reprochées à certains dirigeants africains selon lui. « L’argent ne va pas seulement dans les poches de quelques-uns », ajoute-t-il.
Le ressortissant belge voit aussi d’un bon œil, la coopération entre les trois pays sahéliens. « S’allier pour faire face ensemble, c’est une bonne chose », juge-t-il. Il arbore fièrement, un tee-shirt à l’effigie des trois dirigeants.
Il rejette l’idée d’une dictature qu’on attribue à ces trois Chef d’Etat de l’AES. Pour lui, protéger sa patrie reste une priorité. Ils agissent pour leur pays. « C’est l’essentiel », tranche-t-il.
En dehors de la politique, Gilles Carlier cultive une proximité assumée avec les Africains. Il passe une grande partie de son temps libre au salon de beauté de Florentine Kambou. Un lieu qu’il préfère aux cafés belges. « Ici, on est autour d’une même table. Les échanges sont riches », confie-t-il.

Surnommé « l’Ambassade », l’institut de beauté de Florentine Kambou est un espace de sociabilité pour les Burkinabè de Bruxelles.
D’autres Africains y passent régulièrement. Des Européens aussi. L’ambiance est conviviale autour d’un plat de riz à sauce, appelé localement moui-boongo, les discussions vont bon train.
Florentine Kambou se félicite de cette cohabitation. « Il n’y a jamais eu de problème », assure-t-elle. Chacun respecte la culture de l’autre.
À Bruxelles, Gilles Carlier a trouvé bien plus qu’un salon. Un lieu de partage. Et une Afrique qu’il dit admirer.
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