Le Burkina Faso et le Mali veulent renforcer leur coopération dans la gestion des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles.
Le Burkina Faso et le Mali veulent renforcer leur coopération dans la gestion des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles. Cette volonté s’est exprimée le jeudi 18 septembre 2026 à Ouagadougou, lors d’une séance de travail entre le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Émile Zerbo et une délégation malienne conduite par le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné.
Par Nounpèthé Kambou
La rencontre a été consacrée au partage d’expériences et de bonnes pratiques. Les échanges ont notamment porté sur la régulation des prêches, la gestion des lieux de culte et les relations entre l’État et les organisations religieuses.
Dr Mahamadou Koné a expliqué que sa délégation souhaite s’inspirer de certaines pratiques burkinabè.
Il a plaidé pour l’instauration d’échanges réguliers entre les administrations techniques des deux pays. « Une visite d’échanges d’expériences, une visite fraternelle à nos frères burkinabè », a-t-il déclaré.
Il a également souligné la nécessité de construire une meilleure compréhension des questions religieuses au sein des populations.
L’expérience du Burkina Faso en matière d’encadrement des activités religieuses a particulièrement retenu l’attention de la délégation malienne.
Les textes réglementaires récemment adoptés dans le domaine de la liberté religieuse, ont été évoqués.
Les deux parties ont aussi abordé l’organisation des pèlerinages, notamment le Hadj et les pèlerinages chrétiens.
L’objectif est de comparer les méthodes utilisées et d’identifier des pratiques pouvant être adaptées aux réalités de chaque pays.
La lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme a enfin occupé une place importante dans les discussions. Confrontés à des défis sécuritaires similaires, le Burkina Faso et le Mali entendent renforcer leur partage d’expériences et favoriser une convergence des approches au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

