Le ministre de la Santé, le Dr Robert Kargougou.
Dans la nuit du 19 au 20 juillet 2025, le ministre de la Santé, le Dr Robert Kargougou, a effectué une descente inopinée au CMU de Saaba, au CSPS de Nioko 1, au CMA de Kossodo et au CHU Yalgado Ouédraogo.
Par Elie Fagnaa
A son arrivée, le ministre de la santé a d’abord pris le soin de vérifier dans les documents et les tableaux de garde, les noms des agents programmés pour la garde du jour.
Ensuite, il s’est assuré de la présence effective de chacun à son poste. L’objectif est de s’assurer que les services de garde sont à leurs postes.
Car « La maladie ne prévient pas et les services de santé doivent fonctionner en continu », a rappelé le ministre. Au fil des visites, Dr Kargougou a salué « les agents qui veillent pendant que d’autres dorment.»
Cependant, quelques dysfonctionnements ont été relevés. « Certains agents étaient absents alors qu’inscrits sur les tableaux de garde. Dans certains centres, ces tableaux n’étaient même pas affichés ou signés comme il se doit. »
Il a promis des sanctions contre « une minorité » d’agents non conformes. Des procédures disciplinaires dit-il, seront engagées contre les agents fautifs.
L’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires, les directeurs régionaux et les médecins-chefs de district ont déjà été instruits à cet effet, -t-il précisé. Il a félicité « la majorité, consciencieuse et dévouée ».
Denis Saïdou, Infirmier-chef de poste du CSPS de Nioko 1, a salué cette initiative qui montre l’importance que les autorités accordent à la qualité et à la continuité des soins.
De son côté, Dr Myriam Koudougou, gynécologue et chef de garde au CHU Yalgado, a plaidé pour un renforcement des effectifs, face à la surcharge de travail en cette période d’activité intense, particulièrement pour les gynécologues, anesthésistes, chirurgiens et sages-femmes.
Face aux doléances pour plus de personnel, notamment au CHU Yalgado, le ministre s’est engagé à « maintenir la pression pour améliorer les conditions de travail ».
Et de rappeler que « le respect des horaires, c’est la base pour garantir des soins de qualité aux Burkinabè. »

