Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Jean Marie Traoré (à d.) e le chargé d’affaires du Venezuela, Daniel Salvador Gomis Munos (à g.).
Au moins 80 personnes, civils et militaires, ont été tuées lors de l’opération militaire américaine qui a conduit à la capture du Président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, a déclaré mercredi 7 janvier 2026 à Ouagadougou, le chargé d’affaires du Venezuela, Daniel Salvador Gomis Munos.
Par Nounpèthé Kambou
Le chargé d’affaires du Venezuela, Daniel Salvador Gomis Munos, s’est présenté officiellement au ministre burkinabè des Affaires étrangères.
Il a dénoncé l’opération comme injuste et irrespectueuse d’un pays démocratique. Il a affirmé que des innocents avaient perdu la vie.
L’assaut mené dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 par les forces américaines contre plusieurs cibles au Venezuela, a abouti à l’extraction du Président et de son épouse vers les États-Unis, selon des sources internationales.
L’opération, qualifiée d’« attaque de grande envergure », a suscité une condamnation mondiale et des inquiétudes sur le respect du droit international.
Le ministre Traoré a exprimé la solidarité du Burkina Faso avec le peuple vénézuélien et regretté un acte « dangereux pour la stabilité mondiale ».
Actuellement, le Burkina Faso dépend encore de la juridiction diplomatique du Venezuela au Mali. M. Gomis Munos a annoncé son intention d’établir une ambassade à Ouagadougou et de renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays et avec la région du Sahel.

