Ph d'illustration. Le système de défense antiaérien IFPC Inc 2-I de l'Armée américaine. Source: strategic-bureau.com.
La Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) a placé ses défenses aériennes en alerte maximale. Cette décision intervient après l’interception, le 8 décembre 2025, d’un avion militaire nigérian qui survolait sans autorisation, l’espace confédéral. L’appareil a été forcé d’atterrir à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso.
Par Elie Fagnaan
Selon le communiqué du Président de la Confédération, le général d’armée Assimi Goïta,Président de la Transition du Mali, l’appareil militaire transportait deux membres d’équipage et neuf militaires. Les services burkinabè ont ouvert une enquête. Elle confirme l’absence totale d’autorisation de survol.
La Confédération qualifie l’incident « d’acte inamical » et dénonce une violation grave du droit international et de la souveraineté des États membres. Elle condamne fermement cette intrusion.
En réaction, les Chefs d’État de l’AES ont ordonné le renforcement immédiat du dispositif de défense. Les systèmes aériens et antiaériens sont désormais habilités à neutraliser tout appareil étranger non autorisé.
Cette mesure s’appuie sur la Déclaration du 22 décembre 2024, issue de la Conférence des Chefs d’Etat de la Confédération de l’AES.
L’AES affirme vouloir protéger strictement son espace aérien et garantir l’intégrité territoriale et la sécurité des populations.

