La force unifiée de l’AES passe de 5 000 à 6 000 hommes.
Lors de son interview à la télévision d’État, le vendredi 13 février 2026, le président nigérien Abdourahamane Tiani a annoncé que l’effectif de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES) est passé de 5 000 à 6 000 hommes.
Par Yaniss Pognon
La révision à la hausse de l’effectif de la force unifiée du Sahel ( AES) s’explique par les défis sécuritaires au Burkina Faso, au Mali et au Niger qui s’intensifient.
Lors de son interview à la télévision d’Etat, le vendredi 13 février, le général d’armée, Abdourhamane Tiani, a indiqué que des groupes armés bénéficient de soutiens matériels, financiers et de renseignements « de très haute technologie ».
Il était donc nécessaire, de l’avis du président du Niger, d’opérer cette révision pour faire face à toute éventualité. Il a précisé, par ailleurs, que l’augmentation de l’effectif a été l’occasion de faire une réorganisation opérationnelle pour des raisons d’efficacité.
Le président Tiani, a également présenté l’attaque du 29 janvier contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, le blocus sur l’approvisionnement en carburant du Mali et la recrudescence d’attaques au Burkina Faso comme des tentatives de déstabilisation.
Créée dans une logique souverainiste après le retrait des trois pays de la CEDEAO, le Confédération de l’Alliance des États du Sahel avait officiellement lancé sa force conjointe
Le 20 décembre 2025 à Bamako au Mali, la Confédération de l’Alliance des États du Sahel a lancé sa force conjointe avec 5 000 hommes dont le but est de lutter contre le terrorisme et de défendre la souveraineté des États membres. Cette initiative fait suite au retrait des trois pays de la CEDEAO, le 28 janvier 2024.

