Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié (micro).
Le Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, a animé le samedi 1er novembre 2025, une conférence avec la diaspora africaine et les Afrodescendants qui séjournent au Burkina Faso. La conférence est placée sous le thème : « Panafricanisme et dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES) ».
Par Mahamadi Sawadogo, stagiaire
L’objectif de ces échanges, est de permettre aux hôtes de bien comprendre la philosophie de la souveraineté, les fondements historiques de la Confédération des États du Sahel, ainsi que les avancées concrètes enregistrées depuis la création de l’Alliance des Etats du sahel ( AES).
Dans sa communication, Bassolma Bazié a rendu un vibrant hommage aux pionniers de la lutte panafricaine, qui ont consacré leur vie à la liberté, à la dignité et à l’unité du continent Africain.
« Le panafricanisme incarne avant tout, la reconquête de l’identité africaine et la restauration des valeurs authentiques », déclare-t-il.
Pour le conférencier du jour, « retrouver notre terre, c’est retrouver notre Farafina, notre identité, nos valeurs et notre dignité »
Bassolma BAZIÉ est revenu sur l’histoire du continent Africain. Un continent qui a été longtemps marquée par des décennies d’exploitation et de dépendance, politiques et économiques imposés comme le Code noir rédigé en 1685.
Un code qui considère l’Africain comme un objet qu’on peut utiliser comme on veut. Cette perception du Noir n’a pas changé et persiste malgré le temps.
C’est face à cette réalité que les Chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ont engagé une lutte pour la souveraineté de leurs pays.
Ainsi, ils ont décidé d’unifier leurs forces en actant le 16 septembre 2023, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES).
En deux ans d’existence, l’organisation sahélienne s’est rapidement illustrée par des réalisations concrètes comme la mise en circulation du passeport AES, la création de la Banque confédérale d’investissement.
Il y a également, le lancement des grands projets ferroviaire et routier reliant les capitales des trois pays ; la mise en œuvre de la carte d’identité biométrique ainsi que la création de la force unifiée engagé dans la lutte contre le terrorisme.
Le Président de la CN-CES a exhorté la diaspora africaine et les afro descendants à soutenir activement la lutte que mènent les états du sahel. « Si ce combat pour la souveraineté échoue, plusieurs générations en paieront le prix », a-t-il lancé.
Selon lui, le succès de la Confédération dépendra de l’unité et de la contribution de tous les fils et filles du continent, où qu’ils se trouvent.
Ainsi, il invite la diaspora africaine et les afrodescendants à s’interroger collectivement sur les fondamentaux de cette renaissance.
Qui sommes-nous ? Qui étions-nous ? Que voulons-nous être ? Et quelles dispositions devons-nous prendre pour bâtir l’avenir ?
Cette rencontre avec le Président de la Commission nationale de la Confédération, va permettre aux Afrodescendants et la diaspora africaine, de mieux comprendre la vision de la confédération dans un contexte accrue de mal information.

