Le ministre de l’éducation nationale, Jacques Sosthène Dingara et des acteurs de l’éducation du Sahel.
Dori a servi de cadre, ce matin, au lancement officiel de la reprise des activités pédagogiques du deuxième trimestre. Le ministre Jacques Sosthène Dingara y a livré un message des plus hautes autorités du pays à l’ensemble de la communauté éducative.
Par Elie Fagnaan
Depuis la capitale de la région du Sahel, le ministre Dingara a salué la résilience du système éducatif burkinabè.
Une résilience éprouvée par l’insécurité, mais maintenue par la détermination des acteurs de l’école. « Malgré l’adversité, l’école n’a pas cédé », a-t-il affirmé.
Dori, ville meurtrie par le terrorisme, a été présentée comme un symbole national. Celui d’une école qui reste ouverte, vivante et portée par des enseignants engagés.
Le ministre a rendu un hommage appuyé aux enseignants du Sahel et des autres zones à forts défis sécuritaires.
Leur engagement, souvent au prix de sacrifices personnels, a été qualifié d’« honneur pour la Nation.»
À l’occasion de cette reprise, Jacques Sosthène Dingara a appelé à une mobilisation générale. Enseignants, encadreurs, administrateurs, parents d’élèves et partenaires sont invités à reprendre le travail avec rigueur, discipline et sens du devoir.
Le ministre a également rappelé le sens des réformes en cours dans l’Enseignement de Base. Selon lui, il ne s’agit pas de simples ajustements techniques.
Ces réformes traduisent une vision politique claire. Celle de construire une école burkinabè enracinée dans les réalités nationales, exigeante, équitable et utile au développement.
Cette orientation s’inscrit dans la dynamique de la Révolution populaire progressiste, portée par le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso.
Une révolution qui place la formation et la dignité de l’homme burkinabè au centre du projet national.
Pour le ministre, l’école doit désormais former des citoyens conscients, compétents et patriotes. Des citoyens capables de défendre la Nation et de contribuer à sa transformation.
Le Burkina Faso ne reculera pas sur le terrain de l’éducation, a dit le ministre. L’école restera debout, partout sur le territoire.

