Réuni le 26 février 2026 à Ouagadougou sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a adopté plusieurs mesures majeures touchant à la gouvernance économique, à la sécurité, à la justice et au développement social.
Par Elie Fagnaan
Parmi les décisions phares figure la création d’un Secrétariat technique chargé du suivi du portefeuille des participations de l’État.
Cette nouvelle structure vise une gestion plus stratégique et cohérente des entreprises publiques et parapubliques, avec pour ambition de réduire les chevauchements de compétences et d’améliorer la performance des sociétés d’État.
Sur le plan financier, le gouvernement a autorisé la ratification d’un prêt de 30 millions de dollars, soit plus de 16,7 milliards FCFA, conclu avec le Fonds de l’OPEP pour le développement international.
Ce financement soutiendra la phase II du Projet de protection du capital humain, destiné à renforcer la résilience des secteurs de la santé et de l’éducation face aux urgences.
Dans un contexte sécuritaire tendu, une ordonnance institue un avancement exceptionnel au profit des forces de sécurité intérieure. Objectif : récompenser les actes de bravoure et adapter la gestion des carrières aux réalités de la crise.
Le Conseil a également engagé une réforme de la carte judiciaire avec la redéfinition des ressorts des tribunaux de grande instance de Diapaga et de Djibo, afin de les aligner sur la nouvelle organisation territoriale.
Sur le front sanitaire, un Forum national sur le financement de la santé se tiendra en mars à Ouagadougou pour poser les bases d’un système plus équitable et souverain.
Enfin, la 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) est annoncée pour septembre, avec un accent sur le financement des projets structurants, tandis qu’un Tour féminin Yennenga viendra promouvoir le sport féminin en mars prochain.

