Une vue des participants au panel.
Un panel de haut niveau a posé les jalons d’une réforme en profondeur de l’administration publique burkinabè, lors de la 3ᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). « Bâtir une administration plus efficace, souveraine et tournée vers le service au citoyen » est l’objectif du panel.
Par Elie Fagnaan
Organisée à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM), la rencontre a réuni responsables publics, partenaires sociaux et acteurs du privé, en présentiel et par visioconférence. Le message du Président du Faso, Ibrahim Traoré, a été lu à l’ouverture.
Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a insisté sur l’urgence d’une transformation structurelle.
Il appelle à « une administration débarrassée de ses pesanteurs », fondée sur de nouveaux principes de gestion et de responsabilité.
Trois communications ont structuré les échanges. Diagnostic des dysfonctionnements, comportement attendu des agents publics et vision d’une administration rénovée, sont les axes des communications.
Le président de la CRD, Isidore Tiemtoré, a dressé un état des lieux critique, tout en présentant des mesures correctives en cours.
Francis Paré a retracé les racines historiques des faiblesses administratives. Il a plaidé pour une rupture avec les pratiques héritées.
De son côté, Luc Damiba a évoqué l’héritage de Thomas Sankara, symbole d’une administration engagée et proche du peuple. Les participants ont appelé à des réformes rapides et durables.

