Le prévenu Yé Yaké Camille.
Le procès de Yé Yaké Camille s’est poursuivi le 26 février 2026 avec la projection d’images de plusieurs biens immobiliers et une ferme que le parquet affirme avoir saisis.
Par Elie Fagnaan
Les clichés transmis par des officiers de police judiciaire, montrent des constructions érigées sur une parcelle à Borgo, à Ouagadougou.
Le chantier aurait été brusquement interrompu en raison de la procédure en cours, argue le procureur.
D’autres images ont été diffusées à l’audience. Elles concernent l’auberge « Le Petit Baobab », située à Boromo, avec des vues de l’intérieur et de l’extérieur.
Un magasin présenté comme appartenant au prévenu, a également été exhibé, ainsi qu’une ferme à Bagassi où apparaissent des bœufs et des poulets.
L’avocat de la défense a contesté la pertinence de ces projections. Le juge lui a rétorqué qu’aucune disposition légale n’en interdisait la diffusion. L’avocat a reconnu ne disposer d’aucun texte contraire.
Longuement interrogé, Yé Yaké Camille a affirmé percevoir entre 2 et 3 millions de F CFA par mois grâce à son auberge, construite pour près de 300 millions de F CFA.
Il dit avoir investi sur fonds propres, en plus de prêts bancaires, dont un récent crédit de 31 millions de F CFA. Une démarche jugée incohérente par le procureur, qui a fait consigner son observation au dossier.

