Magistrat Sandaogo Antoine Kaboré, ancien secrétaire général du du SAMAB (Syndicat Autonome des Magistrats Burkinabè).
Magistrat à la Cour d’appel de Ouagadougou et ex-secrétaire général du Syndicat autonome des magistrats du Burkina (SAMAB), Antoine Kaboré affirme avoir été enlevé, séquestré et torturé. Il dit avoir subi « des coups de fouet » et « des électrocutions » après son enlèvement le 26 octobre 2025.
Par Elie Fagnaan
Depuis le 19 décembre 2025, il assure réclamer en vain une consultation médicale. « Je n’ai cessé de demander à voir un médecin. Jusqu’aujourd’hui, je n’ai pas eu droit à une consultation », a-t-il déclaré.
Le magistrat conteste également la procédure engagée contre lui. Poursuivi d’abord pour corruption, il évoque ensuite, une requalification en complicité de corruption sans possibilité de défense. « Cette manière de faire n’est pas conforme au droit », soutient-il.
Sur le trafic d’influence, il se dit catégorique. « Je n’ai aucun pouvoir sur le président Méda », affirme-t-il. Il dénonce aussi, des aveux obtenus sous contrainte, avec deux montants évoqués dont 10 puis 7 millions de FCFA.
Il nie toute remise d’argent. Il réclame la restitution de ses téléphones, de son ordinateur et le dégel de son compte bancaire.
« Comment vivent ces familles depuis notre enlèvement ? », interroge-t-il, évoquant « un rendez-vous avec l’histoire » pour la juridiction.

