Des usagers de la route échangeant avec une force de défense et de sécurité
En début janvier 2025, le port du casque sera obligatoire pour les conducteurs de motos et autres engins motorisés à deux roues au Burkina Faso. Qui est concerné par la mesure ? Faut-il payer nécessairement un casque pour le citoyen motorisé qui n’en dispose pas ? Comment la mesure qui traverse tous les pouvoirs, peut-elle réellement s’appliquer ? Le Directeur régional de la Police du Centre, le Commissaire divisionnaire de Police, Abdoulaye Belem, a apporté des clarifications au journal de 20 heures du vendredi 6 décembre 2024, sur la télévision nationale du Burkina.
Par Siébou Kansié
La mesure sur le port obligatoire du casque à compter de janvier 2025, qui n’est pas en réalité nouvelle, alimente les débats au Burkina.
Abdoulaye Belem, Directeur régional de la Police du Centre, a apporté globalement des éléments de réponses à la majorité des questionnements.
D’entrée de jeu, il a rappelé l’objectif du port du casque qui est avant tout, de protéger des vies humaines face à une réalité existentielle, qu’est la prévalence des traumatismes crâniens causés par des accidents de la circulation.
Le port obligatoire du casque, est donc dit-il, une réponse à cette situation alarmante.
« Dans un pays où la moto est l’un des principaux moyens de transport, les accidents impliquant ces engins sont courants. Et les statistiques révèlent que, les traumatismes crâniens en sont souvent la conséquence. Ces blessures figurent parmi les principales causes de décès dans les accidents de la route. »
L’État a le devoir de protéger ses populations, et cette mesure s’inscrit dans cette logique, a-t-il souligné, rappelant l’importance d’une action proactive face à ces données préoccupantes.
Une mise en œuvre progressive de la mesure
L’obligation du port du casque est introduite progressivement. Dès janvier 2024, un communiqué interministériel impose aux commerçants, de fournir un casque pour tout achat d’un engin motorisé à deux roues.
Ainsi, les contrôles débuteront avec les personnes ayant acquis leur véhicule à partir de cette date, leur laissant le temps de s’habituer à cette nouvelle norme.
Contrairement à ce que certains pourraient penser, la mesure ne contraint pas immédiatement l’ensemble des usagers à acheter un casque, s’est voulu clair l’offier supérieur de la Police.
« Nous avons choisi d’adopter une approche progressive qui tient compte des réalités économiques et sociales des populations », a précisé le directeur.
Une mesure sanitaire et préventive
Le gouvernement burkinabè explique M. Belem, insiste sur l’importance de cette initiative, non seulement comme une mesure de sécurité routière, mais aussi comme une décision sanitaire nécessaire pour réduire les pertes humaines et les traumatismes graves.
Les autorités comptent également sur une collaboration avec les populations pour faire de cette obligation, une réalité d’ici à 2025.
« Cette mesure est avant tout, une action pour protéger la vie, et nous voulons la mettre en œuvre avec l’appui et l’adhésion des citoyens », a conclu le directeur régional de la Police.
Alors que le débat reste ouvert, l’État semble déterminé à avancer, considérant le port du casque comme un geste simple mais essentiel pour sauver des vies.

