Dr Abdoulaye Mohamadou, secrétaire exécutif du CILSS, a reçu en audience, une mission conjointe de la Banque africaine de développement ( BAD) et du Programme alimentaire mondial ( PAM). Cette rencontre qui s’est tenue le mardi 17 février 2026 à Ouagadougou a porté sur le renforcement de la résilience au Sahel par le soutien aux systèmes d’élevage mobiles et la gestion durable des terres
Par Aminata Sankara
Cette mission conjointe de haut niveau s’inscrit dans le cadre de l’initiative régionale pour la résilience au Sahel.
Elle a été l’occasion pour le CILSS de rappeler les étapes clés de la reconnaissance institutionnelle du pastoralisme (1998‑2024), les initiatives régionales menées et les acquis des projets réalisés avant d’évoquer les défis.
Il s’agit notamment de l’articulation entre acteurs pastoraux et secteur privé, de l’harmonisation des systèmes de traçabilité du cheptel, du renforcement du dialogue entre pays sahéliens et côtiers pour la mobilité pastorale, et du financement durable de la santé animale.
Le CILSS a également évoqué les actions engagées pour concrétiser la Déclaration de Nouakchott (2024) sur le développement des élevages et la sécurisation des systèmes pastoraux, ainsi que les expériences d’assurance agricole et pastorale comme mécanisme de résilience.
La BAD, pour sa part, a exprimé son intérêt à appuyer les États sahéliens dans le développement de l’économie pastorale au profit des communautés, à travers un programme régional en cours d’élaboration.
Il en a été de même pour le PAM qui a exprimé son ambition d’appuyer les États dans la réduction de la dépendance alimentaire et des importations par la mise en œuvre d’un programme de résilience axé sur la gestion durable des terres (GDT).
Les parties ont convenu de se retrouver pour les prochaines étapes du processus entamé.

