Les donateurs et les bénéficiaires visitant l'échantillon du matériel exposé.
Le laboratoire national d’élevage et le Centre de promotion de l’aviculture et de la multiplication des animaux performants ont reçu le vendredi 13 février 2026 à Ouagadougou, un lot de matériels et d’équipements.
Le matériel, en deux lots, est composé de 65 ordinateurs, 400 tablettes, 10 réfrigérateurs d’une valeur de 106 417 245 Fcfa d’une part et du matériel de laboratoire d’une valeur de plus de 50 millions de Fcfa, d’autre part.
C’est le ministre délégué chargé des ressources animales et halieutiques, Dr Amadou Dicko, qui a réceptionné le don offert par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
La FAO soutient les pays dans la détection rapide et la réponse efficace aux maladies animales, en particulier celles qui menacent la santé humaine et la sécurité alimentaire.
Les équipements et matériels remis sont acquis dans le cadre du projet Pandemic Fund, en appui au fonctionnement du réseau de surveillance des maladies animales (RESUREP).
Pour Ernest Moïse Mushekuru, représentant de la FAO au Burkina Faso, «dans un contexte marqué par la recrudescence des menaces sanitaires, le renforcement des systèmes nationaux de surveillance, d’alerte précoce et de réponse rapide demeure une priorité stratégique», a-t-il indiqué.

L’acte s’inscrit dans une vision résolue de modernisation du secteur de l’élevage, fondée sur la science, l’innovation et une coopération internationale stratégique et maîtrisée, selon Harouna Ouédraogo, directeur général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).
De son côté, il soutient que ces technologies constituent des instruments puissants au service de la santé animale, de la sécurité et en définitive, de la souveraineté alimentaire.
Les équipements réceptionnés viennent consolider les capacités du laboratoire national d’élevage en matière de diagnostic et de surveillance épidémiologique. « Dans un contexte marqué par la recrudescence des maladies animales et des zoonoses, disposer d’infrastructures et d’équipements de pointe n,est plus un luxe, mais une exigence stratégique, lorsqu’elles sont maîtrisées, constituent de véritables leviers de développement durable», a-t-il déclaré

Les deux partenaires formulent les vœux d’une meilleure utilisation des équipements et matériels. «Que ces équipements soient utilisés avec professionnalisme, responsabilité, et patriotisme, dans le strict respect des normes et de qualité, au service exclusif du développement social», a souhaité monsieur Ouédraogo.
Le représentant de la FAO a ajouté que « que ces équipements puissent renforcer de manière substantielle les capacités de vos services techniques à anticiper et gérer efficacement les urgences de santé animale et améliorer leur contribution à la sécurité alimentaire et à la protection de la santé publique», a-t-il dit

Depuis la création du système de surveillance, en 1999, c’est le plus gros matériel informatique que cette structure vient de recevoir. A cet effet, le ministre délégué Amadou Dicko a dit à l’endroit des donateurs: «C’est l’occasion vraiment de vous remercier pour les efforts que vous faites».
Car «Ce matériel va leur permettre de collecter les données, de les stocker, les traiter et d’envoyer les informations afin que nous puissions prendre des décisions basées sur la réalité du terrain», a-t-il poursuivi

