Dr Némainyé Timothée Bationo, chef du service vétérinaire de l’inspection et de la santé publique vétérinaire à la DGSV, constate des poulets importés dans un point de vente à Ouagadougou.
A l’occasion des fêtes de fin d’année, la Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV), appuyée par la Gendarmerie nationale, a mené une vaste opération de contrôle qui a conduit à la saisie de poulets importés et impropres à la consommation. C’était le lundi 29 décembre 2025 dans la ville de Ouagadougou.
Face aux importations frauduleuses des aliments aviaires, la Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) a mené une vaste opération «coup de poing» le lundi 29 décembre 2025 à Ouagadougou.
Effectuée avec l’appui de la gendarmerie nationale, onze équipes ont inspecté des points de vente de poissons frais, communément appelés poissonneries, où des gallinacés et abats aviaires frauduleux étaient dissimulés.
Ces produits, dépourvus de tout certificat sanitaire, ont été saisis pour non-conformité aux règles d’importation et menace pour la santé publique.

Conduite par le Dr Némainyé Timothée Bationo, chef du service vétérinaire de l’inspection et de la santé publique vétérinaire à la DGSV, cette mission régalienne vise avant tout, à protéger les consommateurs.
« Avec les fêtes qui approchent, nous avons accru la surveillance pour pouvoir sauver des vies », a-t-il déclaré. L’opération ciblait spécifiquement des produits aviaires importés illégalement, échappant aux contrôles frontaliers.
Le contexte sanitaire mondial motive cette rigueur. Plusieurs pays exportateurs sont touchés par la grippe aviaire sans avoir prouvé la maîtrise de leur statut sanitaire.
« Pour cette raison, nous n’accordons pas d’autorisations d’importation pour les produits aviaires provenant de ces pays. Donc, s’il y a des produits qui sont entrés au Burkina Faso, c’est qu’ils sont dans l’irrégularité », a insisté le Dr Bationo.

Depuis 2017, des textes interdisent l’importation de volailles en provenance de zones infectées. Au-delà de la sécurité sanitaire, cette répression défend l’économie locale.
La vision du ministère est d’encourager la production nationale. « Cela permet d’éviter une concurrence déloyale envers nos producteurs locaux qui investissent, mais peinent à vendre face à des importations illégales à bas coût », a expliqué l’inspecteur vétérinaire.
Cette action vise donc, à dissuader les « fossoyeurs » qui nuisent au développement de la filière avicole burkinabè.
Un message ferme a été adressé aux contrevenants et récidivistes. Le Dr Bationo les a exhortés à se contenter des productions locales ou à importer « dans les règles de l’art ».

La réglementation prévoit des amendes, voire des peines d’emprisonnement pour les fraudeurs. Les produits saisis sans documents sanitaires adéquats seront systématiquement détruits après expertise.
« Celui qui ne dispose pas d’autorisation d’importation ne peut pas faire venir les poulets », a martelé le chef de mission.
Alors que le phénomène s’accentue en période de fêtes, avec des méthodes de dissimulation sophistiquées dans les cargaisons de poissons, les autorités promettent de renforcer la vigilance pour garantir un commerce équitable et une alimentation saine pour tous.
Ainsi, les autorités vétérinaires mettent en garde contre les graves risques sanitaires et appellent à promouvoir la production locale.

