Des tables-bancs dans une salle de classe.
Des « vacances du ramadan » ont été décidées le 3 mars 2025 dans quatre Etats du Nord du Nigéria dont Kano, Katsina, Bauchi et Kebbi.
Par Elie Fagnaan
Des écoles publiques et privées du primaire et du secondaire sont complètement fermées afin de permettre aux élèves de passer le temps de jeûne de ramadan chez eux.
Cette décision rarissime a suscité l’indignation du syndicat de l’enseignement et d’autres acteurs qui soutiennent que la mesure provoquera le désordre du calendrier académique avec 11,5 millions d’élèves extirpés du calendrier scolaire national.
Ainsi, l’association nationale des étudiants nigérians et de l’association chrétienne du Nigeria, menacent d’intenter une action judiciaire contre les autorités des quatre États.
La première association a qualifié ces vacances imposées de « violation flagrante des droits des élèves à une éducation ininterrompue. »
Elle a donné un délai de 72 heures aux gouvernants de ces quatre Etats pour rétablir l’année scolaire.
L’archevêque Daniel Okoh pour sa part, a appelé à un dialogue qui implique les chefs religieux, les éducateurs et les parents d’élèves afin de réévaluer cette décision.
Dans le sultanat de Sokoto où demeure la plus haute autorité musulmane du Nigeria, les écoles publiques et privées restent ouvertes.

