Vue partielle de la raffinerie de Dangoté au Nigeria
Au Nigeria, la délivrance de licences d’importation d’essence est interdite. Cette mesure rendue publique le mardi 10 mars 2026 vise à protéger la production locale, selon le porte-parole de la NMDPRA, George Ene-Ita. Elle est aussi perçue comme une victoire pour l’homme d’affaires, Ali Dangoté.
Par Yaniss Pognon
Plus d’importation d’essence au Nigeria. Les autorités conformément aux dispositions de la loi sur l’industrie pétrolière (PIA) ont cessé depuis Février de délivrer des permis d’importation d’hydrocarbure.
La réglementation en la matière n’autorise les importations que lorsque l’offre domestique du pays africain est insuffisante. Selon les statistiques fournies par le gouverneur, la consommation quotidienne moyenne d’essence au Nigeria est de 56,9 millions de litres par jour en février 2026, contre 60,2 millions de litres en janvier.
En février, explique George Ene-Ita, la raffinerie Dangote a fourni 36,5 millions de litres d’essence et 8 millions de litres de diesel au marché local. Le régulateur a jugé que ces volumes étaient suffisants et fonde sa décision de suspendre les licences d’importation.
Depuis février, les données de l’Autorité nigériane de régulation du pétrole intermédiaire et aval (NMDPRA) confirme la déclaration du gouvernement qu’aucune licence d’importation n’a été délivrée en février indiquant la volonté de « de protéger le raffinage, celle de Dangoté»
Cette décision est aussi perçue comme une victoire pour la raffinerie Dangote, qui avait poursuivi l’année dernière le régulateur et la compagnie pétrolière nationale en justice pour forcer l’arrêt des importations.
Le porte-parole de la NMDPRA, George Ene-Ita, a expliqué que cette la hausse des prix de l’essence qui atteint 54% n’est pas liée à la décision d’interdire la délivrance des permis d’importation des hydrocarbures. Selon lui, l’augmentation des prix de l’essence est plutôt due à l’escalade du conflit au Moyen-Orient.

