Le chef de l’État nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani.
Le chef de l’État nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a accusé le vendredi 13 février 2026, le Président français Emmanuel Macron de « persister à déstabiliser » le Niger. Il s’exprimait lors d’un entretien diffusé à la télévision nationale.
Par Elie Fagnaan
L’attaque contre l’aéroport de Niamey « s’inscrit dans un agenda de déstabilisation maladive », a déclaré le Président Tiani. « Nous sommes en état de guerre, une guerre néocoloniale », a-t-il martelé.
Le dirigeant nigérien affirme que Paris chercherait à renverser le régime issu du coup d’État de 2023. « Macron a pris l’engagement de faire tout pour renverser le régime nigérien », a-t-il déclaré, évoquant un choix assumé pour « la souveraineté » et « l’autosuffisance économique ».
Le général Tiani parle d’« état de guerre » et dénonce une « guerre néocoloniale ». Il accuse la France d’être « derrière ce terrorisme qui endeuille les familles nigériennes ».
Il affirme que l’ancienne puissance coloniale maintiendrait des contacts avec des groupes armés qui opérent au Niger et dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Il soutient notamment que la France aurait contribué à la création du mouvement Lakurawa et l’aurait doté de mines antipersonnel.
Au lendemain de l’attaque contre la base 101 de l’armée de l’air, à l’aéroport international Aéroport international Diori Hamani, le Président nigérien avait également cité Patrice Talon et Alassane Ouattara parmi les « sponsors » présumés de l’attaque.
Cotonou et Abidjan ont rejeté ces accusations. Paris, de son côté, n’a pas réagi publiquement. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Niamey et ses partenaires occidentaux.

