Depuis le 16 septembre 2023, le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont scellé leur destin commun en fondant l’Alliance des États du Sahel (AES). Une réponse collective aux menaces terroristes, aux transitions politiques et aux sanctions régionales. Pour Niamey, cette alliance est bien plus qu’un partenariat, un levier pour sécuriser ses frontières, relancer son économie et affirmer son leadership dans un Sahel en recomposition
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
Appartenir à une organisation sous-régionale comme l’AES présente des avantages pour le Niger. En cas de déficit dans un domaine, le Niger peut compter sur les excédents des autres membres de l’AES pour combler ses besoins. Ce qui contraste avec la CEDEAO où la solidarité est jugée insuffisante, a déclaré l’économiste Hambaly Dodo Oumarou, à Sputnik.
Depuis son adhésion, le Niger a enregistré une croissance économique notable, atteignant 8,4 % en 2024, portée par l’exportation de pétrole et une agriculture dynamique, malgré un contexte international difficile, selon l’expert Dodo Oumarou.
Sur le plan de la sécurité, les choses se sont renforcées. En effet, l’AES assure une sécurité collective, protégeant les frontières nigériennes contre les menaces extérieures grâce à une résistance commune des pays membres face aux attaques économiques, financières ou militaires.
L’on se souvient encore de la mise en garde du Burkina Faso et du Mali lorsque la CEDEAO voulait activer une force pour attaquer le Niger. Malheureusement cette force n’a plus jamais vu le jour depuis la mise en garde du Burkina Faso et du Mali, explique M. Dodo Oumarou.
Toute agression contre un membre de l’AES suscite une réaction collective, renforçant la cohésion et la coopération entre les États membres. C’est de cette unité africaine qu’on cherche et la génération actuelle et celle montante doit voir des leaders qui se battent pour que l’Afrique soit libre.
Le seul fait d’appartenir à l’AES, présente des avantages. Ces avantages s’inscrivent dans une dynamique de mutualisation des ressources, d’économies d’échelle et d’intégration économique et sécuritaire, permettant au Niger et à ses partenaires, de mieux faire face aux défis communs du Sahel.

