A l’invitation du président Abdelmadjid Tebboune, le Chef de l’Exécutif du Niger, le général d’armée, Abdourhamane Tiani, a effectué une visite officielle de deux jours en Algérie. Cette rencontre qui s’est achevée le lundi 16 février 2026 marque la fin des relations tendues entre les deux pays.
Par Yaniss Pognon
La visite du président Tiani en Algérie a relancé la coopération bilatérale entre les deux pays. La brouille diplomatique qui avait gelé les relations entre Niamey et Alger s’est dissipée.
En témoigne l’accueil chaleureux réservé au président nigérien et la forte délégation qui l’accompagne. Les sourires et les déclarations fraternelles entre les deux chefs d’État sont des signes d’apaisement qui inaugurent une nouvelle ère de rapprochement et de coopération.
« La relation qui unit les deux pays frères et voisins sera un exemple en Afrique », a affirmé le président algérien Abdelmadjid Tebboune. De son côté, son homologue du Niger, Abdourhamane Tiani, s’est montré aimable et attentionné.
Ce voyage est la deuxième sortie du général Tiani hors du territoire de l’AES depuis sa prise de pouvoir en juillet 2023. Cette visite «ouvre la voie à une coopération renforcée dans un contexte régional marqué par l’instabilité sécuritaire et les recompositions diplomatiques», selon les autorités algériennes.
Durant son séjour, les discussions ont porté sur la lutte contre le terrorisme, la coopération sécuritaire et énergétique, ainsi que la formation universitaire et militaire.
Plusieurs accords stratégiques ont déjà été paraphés pour matérialiser la nouvelle ère de coopération. Le projet de gazoduc transsaharien va reprendre au Niger après le ramadan. Le groupe Sonatrach « prendra les choses en main pour démarrer l’installation du pipeline », a précisé Alger.
Le séjour a également été mis à profit par les deux Chefs d’État pour aborder la situation de la sous-région, notamment les tensions entre l’Algérie et son autre voisin le Mali.
Les relations sont devenues malheureuses entre l’Algérie et l’AES en avril 2025, après qu’un drone malien eut été abattu par l’armée algérienne. Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) avaient alors rappelé leurs ambassadeurs, suivis par Alger.

