En conseil des ministres, le jeudi 19 février 2026, le gouvernement du Burkina Faso, a annoncé une prise de participation supplémentaire de 25 % dans la société exploitant la mine d’or de Kiaka,filiale du groupe australien West African Resources (WAF).
Par Aminata Sankara
Cette décision du gouvernement porte la part de l’État à 40 % du capital de Kiaka, l’un des projets aurifères les plus prometteurs du pays.
Elle s’inscrit dans la vision des autorités au sommet de l’État de capter une part plus importante de la rente aurifère tout en maintenant la présence d’opérateurs internationaux.
Cette prise de participation dans Kiaka marque une étape supplémentaire dans la transformation du modèle minier burkinabè qui fera désormais de l’État un actionnaire stratégique, directement exposé aux performances, et aux aléas, du marché de l’or.
La mine de Kiaka, située à environ 110 kilomètres au sud-est de Ouagadougou, est stratégique et s’impose comme un pilier du potentiel aurifère national.
Selon les études, le gisement affiche des réserves estimées à 4,8 millions d’onces d’or, près de 136 tonnes, plaçant le site parmi les actifs miniers les plus significatifs du Burkina Faso.
Elle devrait produire en moyenne 234.000 onces d’or par an, soit environ 6,6 tonnes, sur une durée d’exploitation d’au moins vingt ans.
Dans une note publiée le 22 février, selon Sikafinance, West African Resources a confirmé l’ouverture de discussions avec l’État burkinabè par l’intermédiaire de la Société de Participation Minière du Burkina Faso (SOPAMIB), structure chargée de porter les investissements publics dans le secteur extractif.
«Nos discussions avec le gouvernement concernant la structure de l’actionnariat de Kiaka reflètent une vision commune visant à développer une industrie minière forte et durable», a déclaré le directeur général du groupe, Richard Hyde, qui a évoqué dans le même temps des coopérations potentielles sur de futurs projets

