Me Paul Kéré affiche une satisfaction partielle. Ph. Libre info.
Le verdict est tombé le 24 février 2026 au Tribunal de grande instance de Koupéla. Des magistrats, des agents des douanes et un avocat étaient poursuivis pour corruption. À l’issue du procès, Me Paul Kéré affiche une satisfaction partielle. L’un de ses clients, Jean-Jacques Ouédraogo, a été totalement relaxé.
Par Elie Fagnaan
« Justice lui a été rendue », tranche l’avocat sur le dictaphone de Libreinfo.net. Son client était poursuivi pour trois infractions. Le tribunal l’a relaxé au bénéfice du doute, faute de preuves constituées.
« Nous l’avons dit dès le début : les infractions n’étaient pas établies », insiste Me Kéré. Au sortir de la Maison d’arrêt, Jean-Jacques Ouédraogo va bénéficier d’une levée d’écrou et va reprendre ses activités, dira l’avocat à Libreinfo.net.
Pour les autres prévenus, le tableau est contrasté. Certains, ont été relaxés sur des chefs d’accusation. D’autres, ont été reconnus coupables de corruption et condamnés à deux mois de prison.
Un verdict « mi-figue, mi-raisin », résume la défense, qui n’exclut pas d’exercer des voies de recours.
Au-delà du jugement, Me Paul Kéré interpelle les autorités. Il se dit « soutien » du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. « Personne ne soutient les autorités actuelles plus que moi. Nous avons intérêt à ce qu’elles prospèrent. », crie-t-il.
Mais, il appelle au strict respect de l’État de droit. L’avocat dénonce selon les propos rapportés par Libre Info, des actes de torture allégués en garde à vue et plaide désormais, pour la présentation rapide des suspects à un juge d’instruction.

