Le Burkina Faso à travers son ministère des affaires étrangères, participe à la conférence sur les victimes du terrorisme.
A travers son ministère en charge des affaires étrangères, le Maroc a organisé la toute première conférence sur les victimes du terrorisme. Elle s’est ouverte le mardi 2 décembre 2025 à Rabba, dans la capitale marocaine.
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
C’est avec l’appui du Bureau des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme (UNOCT), que le royaume chérifien a tenu cette conférence.
Elle vise à mettre en lumière les conséquences humaines du terrorisme en Afrique, et à renforcer les mécanismes de soutien et de résilience sur le continent.
A l’occasion, le diplomate burkinabé, Jean Marie Traoré y a conduit une délégation. Dans son intervention, le ministre Traoré a présenté la réponse humanitaire que le Burkina Faso apporte aux victimes du terrorisme, à travers un dispositif multisectoriel d’assistance mis en place.
Il faut disposer d’une meilleure approche et avoir des discours qui valorisent les victimes du terrorisme, a insisté le ministre.
Pour lui, les victimes qui attendent une solidarité et qui font déjà preuve de résilience, ont plus que besoin d’une assistance qui les valorisent
« Il y a des braves femmes et hommes qui ont refusé de s’asseoir pour attendre des cash transferts ou des appuis alimentaires, en se lançant dans de petites entreprises » , a déclaré le ministre Traoré.
Pour lui, « la vraie prise en charge consiste à faire en sorte qu’il n’y ait pas de victimes du terrorisme. »
Le combat, est d’assécher les sources de financement du terrorisme et refuser qu’il soit pour certains pays, un instrument de politique étrangère.
Le ministre Traoré a regretté le manque de solidarité réelle et agissante à l’endroit des pays qui se battent contre le terrorisme.
C’est un phénomène qui ne connaît pas de frontière, indique le diplomate burkinabé avant d’ajouter que le Burkina Faso souscrit fortement à la « Déclaration de Rabba ».
A la communauté internationale, il importe de prendre conscience que le terrorisme est une menace qui ne connait ni race, ni religion, ni sexe, ni frontière.
Il nécessite une réponse globale à travers la mobilisation de ressources significatives, a lancé le chef de la diplomatie burkinabé.

