L'ancien Président Ivoirien Laurent Gbagbo.
L’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo a accordé une interview à Afo Media le 22 octobre 2025. Au cours de cette interview, l’ex-Président a qualifié la crise entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Côte d’Ivoire de « ridicule ». Il accuse les autorités ivoiriennes de mener un « combat » par procuration.
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
L’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo, annonce une tournée dans les trois pays de l’AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Pour lui, la Côte d’Ivoire mène une bagarre par procuration. « C’est le combat d’autrui. C’est le combat de pays étrangers que la Côte d’Ivoire prend sur son dos », déplore l’ancien chef d’Etat.
« Les pays de l’AES ont pris des positions dures, claires contre la France. Le Président Ouattara prend une attitude pour défendre les positions de la France. Il n’y a pas d’autres choses », explique le Président Gbagbo.
Il reconnaît tout de même que, la « Côte d’Ivoire ne peut pas vivre sans être en bonne relation avec le Mali, avec le Niger, avec le Burkina Faso ». « Nous sommes un bloc », précise-t-il.
L’ex-dirigeant dit ne pas comprendre l’attitude des autorités ivoiriennes car, dit-il, le « Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Liberia, la Guinée, la Sierra Leone, le Sénégal (…) », forment un tout.
Le Président du PPA-CI estime qu’il faut aller à l’apaisement avec ces pays. « Si je suis au pouvoir, si j’étais au pouvoir, en deux semaines, un mois, on rétablirait les bases fraternelles avec ces pays », assure-t-il.
« Quand on aura fini avec tout notre spectacle ici, j’irai certainement faire un tour dans ces pays-là pour saluer les jeunes gens, car ils sont plus jeunes que moi », déclare-t-il.
En réalité, affirme-t-il, « il faut être à la tête de l’Etat pour régler les problèmes de l’Etat. Je peux aller les saluer, discuter avec eux, leur rapporter les salutations des Ivoiriens mais les rapports d’État à État doivent être gérés par les chefs d’État », a-t-il conclu.

