La décision du Mali, du Burkina et du Niger de quitter la Cédéao n’impactera pas les échanges commerciaux entre ces États et la Côte d’Ivoire, a indiqué le ministre ivoirien du Commerce, de l’industrie et de la promotion des Petites et Moyennes Entreprises, Souleymane Diarrassouba.
Les enjeux commerciaux sont énormes et le pays d’Alassane Ouattara n’est pas prêt à lâcher les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Par Exemple, détaille le ministre en charge du Commerce aux Sénateurs, les exportations vers Bamako sont estimées à 909 milliards de FCFA.
Ce qui fait du Mali, le troisième partenaire mondial de la Côte d’Ivoire et le premier au sein de la CEDEAO, a souligné le ministre.
Et ce n’est pas tout, les entreprises ivoiriennes dépendent fortement du marché sous-régional, jusqu’à représenter pour certaines sociétés, entre 20 et 40% de leur chiffre d’affaires.
Alors, les relations seront maintenues grâce aux mécanismes de coopération économique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), a expliqué Souleymane Diarrassouba en présentant le budget de son ministère aux sénateurs.

