Un ivoirien du nom de Bile Jean Philippe Aimard Assemian, travaillant à l’Onu, est au cœur d’un trafic d’armes. Il a été arrêté à l’aéroport Jomo Kenyatta à Nairobi au Kenya, a rapporté le média local Law and power kenya.
Par Nounpètéh Kambou
Bile Jean Philippe Aimard Assemian, ressortissant ivoirien et employé des Nations unies en Somalie, est désormais associé à un scandale d’une gravité exceptionnelle selon les sources de Law and power kenya.
L’homme est au cœur d’un trafic d’arme à feu de destruction massive. Il est accusé d’avoir joué un rôle déterminant dans un réseau international de contrebande d’armes.
C’est une activité dont les conséquences peuvent plonger des communautés entières dans la violence et l’instabilité, a rapporté la même source.
Aimard procède avec conspiration méthodique. En effet, entre 2018 et 2020, il aurait comploté avec son complice Koffi Andrea Versaint Taregue pour acquérir illégalement des armes à feu aux États-Unis.
Sans permis fédéral ni licence d’exportation, il a financé ses opérations à hauteur de 42 000 dollars, dont plus de la moitié a servi directement à l’achat d’armes.
Les cargaisons, soigneusement dissimulées dans de grands barils bleus mêlés à des articles ménagers, étaient destinées à être expédiées clandestinement en Côte d’Ivoire.
Ce trafic clandestin révèle le rôle funeste d’Assemian qui a pour objectif d’alimenter un commerce illicite d’armes susceptible de nourrir des conflits, de renforcer des réseaux criminels et de mettre en péril la sécurité de populations civiles déjà fragiles en Côte d’Ivoire.
Pour beaucoup, l’affaire Assemian illustre une trahison profonde, celle d’un agent onusien qui, au lieu de servir la paix, aurait contribué à semer les graines de la guerre.
Son implication présumée jette une ombre sur l’intégrité de l’institution onusienne et rappelle la vigilance nécessaire face aux dérives individuelles pouvant menacer la stabilité régionale.

