Adeline Ouédraogo (gauche) et Sophie Kafando (droite), deux femmes qui assument avec fierté leur métier d'agents de sécurité
À l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des droits de la femme, ce 8 mars 2026, Reflet Info est allé à la rencontre de deux femmes, Adeline Ouédraogo et Sophie Kafando, employées dans une entreprise de gardiennage à Ouagadougou. Elles ont accepté de lever un coin de voile sur leur vie d’agents de sécurité.
Par Jean Marc Kambou collaborateur
Sophie Kafando et Adeline Ouédraogo sont deux femmes qui assurent la sécurité de la direction générale de Burkina Suudu Bawdè (BSB) à Ouagadougou. Elles sont toutes deux motivées et dévouées dans le choix professionnel qu’elles ont fait.
En février 2023, Adeline Ouédraogo fait ses premiers pas en tant qu’agent de sécurité au sein de la société de sécurité de la référence ( SOSEREF). Trois mois après, en mai 2023, Sophie Kafando l’a rejointe.
Depuis lors, les deux femmes qu’on confond à des jumelles en raison de leur complicité professionnelle assurent avec fierté un métier longtemps réservé aux hommes.

Interrogées sur ce qu’elles pensent du métier de gardiennage, les deux femmes, agents de sécurité, expliquent qu’il s’agit d’un métier comme les autres.
Cependant, elles soulignent que la différence est que « nous exerçons un métier qui exige d’assurer la sécurité des lieux.»
Ce qui nécessite, de leur point de vue, une grande vigilance au regard du contexte d’insécurité du pays.
Mais au-delà, c’est un métier qui permet d’assurer son indépendance financière et son autonomisation.
A cet effet, Adeline Ouédraogo explique que son travail lui offre une certaine stabilité financière. « Grâce à ce métier, j’arrive à subvenir à mes besoins et à soutenir ma famille», a-t-elle déclaré.
Un point de vue partagé par sa collègue Sophie Kafando, qui indique que ce métier lui « donne les moyens de vivre sans dépendre des autres.» Mais mieux encore, elle révèle que ce travail l’aide aussi à soutenir sa famille.
Le lot de difficultés
Comme tout métier, le gardiennage aussi à ses difficultés. Face aux obstacles, les deux femmes disent opposer le courage et la détermination.
Adeline reconnaît que certaines situations peuvent être exigeantes, mais elle fait sienne l’adage: « à cœur vaillant, rien d’impossible.»

Lors de cette Journée internationale de la femmes, où le Chef de l’État imprime sa vision à la fête de 8 mars avec des actions fortes d’émancipation et d’autonomisation de la femme, Adeline Ouédraogo et Sophie Kafando sont un symbole de cette émancipation, un modèle d’autonomisation.

