Une élève du lycée municipal de Pô tenant un arrosoir dans le jardin scolaire.
Le jardin scolaire du lycée municipal de Pô, récemment primé au concours national du plus beau potager scolaire, est bien plus qu’un simple espace vert. Véritable symbole d’engagement collectif, ce projet éducatif et écologique illustre comment la collaboration entre élèves, enseignants et parents peut transformer une initiative locale en un outil pédagogique et social remarquable.
Par Nounpètéh Kambou
C’est une initiative collective qui est née d’une volonté commune de faire du lycée municipal de Pô, un véritable pôle écologique.
Lancé en novembre 2024 et concrétisé en janvier 2025, le jardin d’un demi-hectare est le fruit d’une mobilisation sans précédent.
Sous l’impulsion de l’ancien proviseur Honoré Kaboré et avec le soutien de la Direction Provinciale de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et techniques (DPESFPT) du Nahouri, le projet a pu voir le jour malgré des moyens limités.

Grâce à deux rouleaux de grillage offerts, l’espace a été clôturé, un bassin a été aménagé, et la communauté éducative s’est unie pour défricher et préparer les premières cultures.
Coordonné par Albert Zoungrana, professeur d’anglais et président de la cellule écologique de l’établissement, le potager sert de support pratique pour les enseignements scientifiques et environnementaux.
Les élèves y apprennent les techniques agricoles, la gestion des ressources naturelles et l’importance de la biodiversité. Par ailleurs, les revenus générés par la vente des récoltes sont réinvestis dans l’entretien du jardin afin d’assurer sa pérennité.

Malgré son succès, le jardin scolaire fait face à des difficultés, notamment l’accès à l’eau et les insectes ravageurs qui nuisent aux développements des plantes.
Pour consolider ce modèle, le lycée sollicite la construction d’un forage, qui permettrait d’optimiser l’irrigation et de garantir la continuité des activités.
Le lycée municipal de Pô démontre qu’avec une vision commune et une détermination partagée, il est possible de créer des projets durables qui allient éducation, écologie et cohésion sociale, selon la DCRP/MESFPT.

