Le religieux Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien dirigeant iranien, a été désigné le dimanche 8 mars 2026 à la tête de la République islamique. Il succède à son père tué le 28 février lors des frappes américano-israéliennes.
Par Yaniss Pognon
L’Assemblée des experts, une instance composée de 88 membres du clergé chargée de désigner le guide suprême a porté son choix sur Mojtaba Khamenei comme le nouveau guide suprême de l’Iran.
L’annonce a été faite à travers un communiqué qui indique que : « l’Ayatollah Mojtaba Hosseini Khamenei est nommé et présenté comme troisième Guide du système sacré de la République islamique d’Iran, sur la base d’un vote décisif des membres respectés de l’Assemblée des experts ».
L’institution a appelé « la noble nation entière d’Iran, particulièrement les élites et les intellectuels des séminaires et des universités, à faire allégeance au Guide et maintenir l’unité autour de lui ».
Après la déclaration à la télévision d’État, des scènes de liesse dans plusieurs villes du pays ont eu lieu avec des habitants agitant des drapeaux de la République islamique ou les lampes de leurs téléphones, selon les images diffusées à la télévision.
Les Gardiens de la révolution ont aussitôt fait allégeance au nouveau dirigeant. Dans un communiqué, ils ont dit soutenir la décision de l’Assemblée des experts et se tenir prêts à une « obéissance totale » et au « sacrifice de soi » pour appliquer ses directives.
Les autres corps de la nation à savoir les forces armées et la Police en ont fait de même tout comme les rebelles houthistes du Yémen, alliés de Téhéran.
Cette nomination a suscité des réactions au plan international notamment en Israël et aux États-Unis. Israël a indiqué que le nouveau Guide suprême serait « une cible ». Donald Trump, pour sa part, a mentionné que Mojtaba Khamenei « ne tiendra pas longtemps » sans son aval.
L’Iran n’a pas tardé à réagir. Son chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a rappelé que le choix du successeur du Guide suprême relevait uniquement « du peuple iranien » et « de personne d’autre.»

