Le Président guinéen Mamadi Doumbouya.
Plusieurs chefs d’États et de gouvernements africains, dont le président de la transition du Mali, le général d’armée Assimi Goïta, ont pris part à l’investiture du président guinéen Mamadi Doumbouya. C’était le samedi 17 janvier 2026, au stade Lansana Conté de Conakry.
Par Yaniss Pognon
Élu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, avec 86,72 % des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs, le président Mamadi Doumbouya a été investi, samedi.
Dans son discours d’investiture, Mamadi Doumbouya a remercié les délégations étrangères pour leur présence, qu’il a qualifiée de témoignage de la solidarité africaine et de l’amitié entre les peuples.
Il a ensuite appelé à «l’unité nationale, à une gouvernance participative et à la pleine implication des femmes et de la jeunesse dans le développement du pays.»
Il a réitéré ses promesses de campagne, notamment sa volonté d’investir dans l’éducation, la formation et la création d’emplois.
Mamadi Doumbouya a pris l’engagement, devant la nation guinéenne, de mettre en avant le programme de développement socio-économique « Simandou 2040 », dont le but est de transformer les ressources minières en richesses humaines et en prospérité partagée.
« Simandou n’est pas un projet pour quelques-uns, c’est un projet pour chaque Guinéen », a-t-il insisté dans sa vision de faire du pays, une nation prospère.
Mamadi Doumbouya s’est engagé à gouverner avec intégrité, justice et responsabilité, promettant de bâtir des institutions crédibles et une nouvelle culture politique fondée sur la bonne gestion.
Mais avant, c’est le président de la Cour suprême, Mamadou Sylla, qui a rappelé à Mamadi Doumbouya les prérogatives constitutionnelles du chef de l’État et l’a exhorté à «gouverner dans la vérité, la justice et l’exigence morale»
Il l’a invité à être attentif à la souffrance des populations et à refuser « l’écume enivrante des rapports officiels.» Car « gouverner, c’est relier la terre de nos ancêtres aux aspirations les plus élevées de liberté et de dignité », a-t-il déclaré.
« C’est un devoir pour moi d’être ici», Assimi Goïta
Parmi les 8 chefs d’États africains qui ont honoré de leur présence cette cérémonie qui marque l’entrée en fonction du premier président de la cinquième République de Guinée, le général Assimi Goïta a fait figure de proue.
Après avoir félicité le président Mamadi Doumbouya pour son élection, il a rappelé que la Guinée et le Mali sont unis non «seulement par l’histoire, mais aussi par la culture et la géographie »
Il a expliqué et rappelé qu’au moment des sanctions imposées par la CEDEAO en 2022, « la Guinée a été l’un des rares pays à dénoncer publiquement ces sanctions illégales, illégitimes et inhumaines, et à soutenir ouvertement le peuple malien dans ces moments difficiles.»
«C’est un devoir pour moi d’être ici», a-t-il déclaré pour témoigner de sa gratitude et réaffirmer les liens indéfectibles entre le Mali et la Guinée.

