Le Capitaine Dadis Camara, l'ancien Président de la transition de la Guinée Conakry.
L’Organisation des Nation Unies (ONU), s’est indignée contre la grâce présidentielle accordée par le Président de la Transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, à l’ancien Président Moussa Dis Camara.
Par Elie Fagnan
L’indignation est totale et l’Onu exige l’annulation de cette faveur pour le respect du droit des victimes.
« Cette décision devrait être annulée », a martelé le mardi 1ᵉʳ avril 2025, Seif Magango, le porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’Onu.
Il rappelle que les obligations internationales en matière des droits humains, ne sauraient être contournées avec cette remise en liberté du Président Camara qui risque de renforcer l’impunité et d’affaiblir l’État de droit en Guinée.
Le porte-parole de l’Onu estime également que cette mesure « sape les procédures judiciaires nationales et contrevient aux principes internationaux des droits de l’homme. »
Le Capitaine Dadis Camara a été condamné dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry où au moins 150 manifestants ont perdu la vie et des centaines de femmes violées.

