La compagnie équato-guinéenne Ceiba Intercontinental veut se doter de 5 nouveaux avions.
La Guinée équatoriale prépare l’acquisition de cinq nouveaux avions afin de relancer son réseau aérien régional. Le gouvernement souhaite renforcer la flotte de la compagnie nationale Ceiba Intercontinental et rétablir plusieurs liaisons en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest.
Par Elie Fagnaan
Les autorités équato-guinéennes ont engagé le 10 mars 2026, rapporte le média économique Sika Finance, des discussions avec le constructeur franco-italien ATR pour l’acquisition de moyens aériens.
L’objectif est d’acquérir entre quatre et cinq avions régionaux de type ATR 72-600 afin de moderniser la flotte et soutenir la relance de la compagnie publique.
Trois scénarios ont été examinés lors des échanges à savoir, réaliser un audit technique des avions déjà exploités, acquérir des appareils d’occasion pour renforcer rapidement la flotte, ou acheter des avions neufs directement auprès du constructeur.
Après analyse des coûts et des perspectives de rentabilité, le gouvernement a privilégié l’option d’un renouvellement partiel de la flotte avec l’achat d’appareils neufs.
Les futurs avions devraient d’abord, consolider les liaisons domestiques du pays, notamment vers les îles de Corisco et d’Annobón.
À terme, ils permettront aussi de réactiver plusieurs routes régionales, notamment vers le Cameroun, le Nigeria, le Gabon, le Togo, le Bénin et la République du Congo.
Pour les autorités, l’enjeu dépasse le seul transport aérien. Le renforcement des vols directs pourrait stimuler les échanges commerciaux et faciliter les déplacements professionnels entre les pays de la sous-région, encore largement dépendants de correspondances via des hubs extérieurs.
Une commission gouvernementale a été mise en place pour négocier les conditions contractuelles et les modalités de paiement avec le constructeur. L’objectif est de parvenir à un accord avant le mois de juin 2026.
Ce projet s’inscrit dans le processus de redressement de Ceiba Intercontinental, longtemps fragilisée par des difficultés financières et une flotte limitée.
Un programme de restructuration, conduit avec l’appui du groupe allemand Lufthansa, a récemment été engagé pour améliorer la gestion opérationnelle et la maintenance des appareils.

