Les négociations entre les États-Unis et l’Iran ont abouti à l’impasse. Après 21 heures d’échanges au Pakistan, les deux parties n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente, tant leurs divergences sont profondes, notamment sur le contrôle du détroit d’Ormuz et sur le renoncement au développement de l’arme nucléaire».
Par Yaniss Pognon
L’impasse! Voilà la conclusion des négociations directes entre les États-Unis et l’Iran, organisées à Islamabad (Pakistan).
Les deux parties se sont quittées dos-à-dos après des heures de débats tendus et malheureusement sans compromis.
Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 avril 2026, le Vice-président américain, JD Vance, qui a participé aux négociations, a annoncé l’absence d’accord. Selon lui, Téhéran est responsable de cette impasse.
« Nous n’avons pas conclu d’accord. Et je pense que c’est une bien plus mauvaise nouvelle pour l’Iran que pour les États-Unis », a-t-il déclaré face à la presse.
Il a affirmé que Washington a clairement posé ses conditions en insistant sur un engagement ferme et durable de l’Iran à renoncer au développement de l’arme nucléaire. Ce qui semble n’est pas le cas avec l’Iran. « Nous n’avons pas encore vu cet engagement », a insisté JD Vance.
De son côté, Téhéran rejette toute accusation. Il estime que les demandes des États-Unis sont «déraisonnables» et soutient que cela a été l’obstacle à toute avancée aux discussions.
En dehors du renoncement à l’arme nucléaire, le point de discorde a été le contrôle du détroit d’Ormuz, point stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial.
Les autorités iraniennes dénoncent des exigences « excessives » de Washington sur cette zone cruciale, qui demeure un levier majeur dans l’équilibre énergétique mondial.
Ces pourparlers représentaient la rencontre la plus importante entre responsables américains et iraniens depuis la révolution islamique de 1979.
La guerre entre les États-Unis et l’Iran dure bientôt un mois et demi a causé la mort de milliers de personnes et déstabilisé l’économie mondiale.
La hausse des prix de l’énergie, liée notamment aux perturbations dans le détroit d’Ormuz, a contribué à une montée de l’inflation, notamment aux États-Unis.

