Sylvia Bongo et son fils Noureddin Valentin Bongo, ont été condamnés à 20 ans de prison.
L’ex-première dame du Gabon, Sylvia Bongo et son fils Noureddin Valentin Bongo, ont été condamnés par contumace, à 20 ans de réclusion criminelle et doivent rembourser solidairement, une somme de 4,400 milliards de francs à la partie civile.
Par Mahamadi Sawadogo, stagiaire
Le verdict est tombé dans la soirée du 11 novembre 2025. Ils ont été reconnus coupables de détournements de fonds publics, blanchiment de capitaux et corruption.
Absents lors de leurs procès, la mère et son fils ont été jugés par contumace devant la Cour criminelle spéciale de Libreville.
Selon le président de la Cour, Jean Mexant Essa Assoumou, le verdict reprend les réquisitions du Procureur général Eddy Minang, qui a décrit un vaste système de captation de fonds publics au profit d’intérêts privés, chiffré en milliards de francs CFA.
Sylvia Bongo, 62 ans, a été reconnue coupable de recel, détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux, usurpation de fonds et d’instigation au faux.
Son fils Noureddin, 33 ans, a été déclaré coupable de détournement de deniers publics, concussion, usurpation de titres et fonctions, blanchiment aggravé et association de malfaiteurs.
En plus des peines de prison, Noureddin Bongo devra verser 1 201 milliards de francs CFA à l’État gabonais pour le préjudice financier subi, tandis que la mère et le fils devront solidairement payer 1 000 milliards de francs CFA pour le préjudice moral.
Arrêtés après le coup d’État du 30 août 2023 ayant renversé Ali Bongo, ils avaient passé 20 mois en détention avant d’être autorisés à quitter le pays. Depuis Londres, Noureddin Bongo a dénoncé un procès « inéquitable » dans une déclaration à l’AFP.

