L’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien âgé de 86 ans, a été tué lors d’une réunion dans un complexe souterrain à Téhéran. Il était hors de son bunker qui lui servait de refuge depuis que les menaces de Donald Trump ont commencé, selon le New York Times.
Par Yaniss Pognon
Les menaces d’une attaque israélo-américaine ne datent pas de maintenant. Elles ont été brandies à plusieurs reprises par Donald Trump. Ce qui a amené le guide iranien à s’enfermer très souvent dans son bunker. Et pour des mesures de grande prudence, rapporte le New York Times, le guide iranien aurait même désigné ses successeurs.
Mais dans la matinée du samedi 28 février, Ali Khamenei a décidé, ironie du sort, de tenir une réunion de routine avec ses principaux conseillers à l’extérieur de son bunker. Ce fut d’une réunion fatale, une erreur monumentale.
Selon le média 7sur7.be, l’attaque contre Téhéran était prévue pour la nuit précédente, (Ndlr: le vendredi 27 février) mais l’horaire a été modifié lorsque le lieu exact de la rencontre a été connu.
De plus, il est précisé que l’attaque a fait suite à l’échec des pourparlers de paix à Genève. Un autre rendez-vous a été pris pour la semaine prochaine. Donald Trump a délibérément laissé l’agenda des négociations ouvert.
Pour le guide iranien, la pression avait baissé, ne serait-ce que le temps de préparer la prochaine rencontre pour la semaine suivante. Il a donc cru que Donald Trump ne passerait pas à l’action avant le prochain tour des pourparlers.

Or, le president Trump avec les services de renseignements américains et israéliens continuaient de travailler sur les plans d’attaque. La stratégie pour assassinat le guide iranien Ali Khamenei était de plus en plus peaufinée, selon plusieurs sources citées par des confrères américains.
La CIA qui écumait les habitudes, les déplacements et les routines de Khamenei, en s’appuyant sur l’expérience acquise lors de la guerre de 12 jours de juin 2025 a continué les préparatifs. Elle a ainsi appris comment l’ayatollah et ses commandants communiquaient et se cachaient en cas de menace majeure.
Elle a eu l’information que les personnalités iraniennes de haut rang évitent d’utiliser des smartphones. Alors, les services secrets ont changé de stratégie, contraints de pirater les téléphones des chauffeurs, des gardes du corps et des membres du personnel, explique le média 7sur7.be

Toujours selon ce média, le Mossad dispose également d’un réseau de dissidents et d’agents en Iran lui permettant d’obtenir les coordonnées exactes des chambres à coucher, des lieux de réunion et des routines des plus hauts fonctionnaires iraniens.
Des communications et des métadonnées sont également interceptées lorsque cela est possible. Parfois, les cibles sont attirées vers des bunkers à l’aide de faux messages d’alerte, puis visées par des F-15, des F-35 ou des drones équipés de bombes antibunker. Ce qui a permis à Israël de mener des attaques de précision avec des avions de combat, selon le New York Times.
Khamenei n’était pas la seule victime de haut rang. Le nouveau chef des Gardiens de la révolution, Mohammad Pakpour, a été tué, ainsi qu’Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême. Plusieurs médias iraniens ont informé que quarante dirigeants politiques et commandants auraient également péri dans l’attaque.

