Jeannette Bonkoungou, apprenante,au Centre d’évaluation et de formation professionnelle de Ouagadougou (CEFPO).
À l’occasion de la célébration de la 168e Journée internationale de la femme, Refletinfo.net s’est intéressé à Jeannette Bonkoungou, apprenante au Centre d’évaluation et de formation professionnelle de Ouagadougou (CEFPO). Passionnée de la mécanique automobile, elle poursuit un Brevet de Qualification Professionnelle (BQP) en cette filière, avec pour objectif de « devenir mécatronicienne. »
Par Jean Marc Kambou, Collaborateur
Autrefois réservée aux hommes, la mécanique automobile attire de plus en plus de jeunes femmes. C’est le cas de Jeannette Bonkoungou, qui a décidé de suivre sa passion malgré les préjugés. « C’est un métier qui me passionne », confie-t-elle avec enthousiasme.
« Après l’obtention de mon Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), j’ai travaillé pendant 2 ans dans un garage avant d’intégrer le CEFPO à Burkina Suudu Bawdè », explique-t-elle.
Jeannette est consciente des difficultés liées à son choix de carrière. Les remarques désobligeantes et les stéréotypes ne l’épargnent pas. « Souvent, lorsque des hommes me voient en pleine activité, ils sont étonnés. Certains vont jusqu’à dire que je n’aurai pas de mari ou que je finirai avec un corps trop musclé, car c’est un « métier d’hommes » », déplore-t-elle.

Pourtant, rien ne semble ébranler sa détermination. « J’ai pris ma décision et c’est un chemin sans retour », s’obstine-t-elle devant ce qu’elle vit comme sa passion.
Son ambition ne se limite pas à la mécanique automobile. Jeannette rêve de devenir mécatronicienne, une spécialité qui allie la mécanique et l’électronique automobile.
Pour cela, elle est prête à travailler dur et à acquérir toutes les compétences nécessaires avant de s’installer à son propre compte. Jeannette Bonkoungou encourage les jeunes filles à oser suivre leurs aspirations, quel que soit le domaine.
« J’invite toutes celles qui hésitent encore à se lancer. Il est important d’apprendre un métier et de savoir faire quelque chose de ses dix doigts. Emboîtez-nous le pas et acquérez des qualifications pour une insertion professionnelle réussie ! », lance-t-elle.

Mme Bonkoungou incarne ainsi cette nouvelle génération de jeunes filles qui osent briser les barrières pour s’imposer dans des secteurs autrefois sexués.
Sa formation rythme d’ailleurs avec le thème national de la 168e journée internationale de la femme : « Crise sécuritaire et humanitaire au Burkina Faso : quelles stratégies pour promouvoir l’entrepreneuriat agricole des femmes ? »

